La liberté de pensée n'est pas un choix

Publié le par Yann Guillemot

Je suis bien entendu solidaire de la déclaration faite par le chef de l’État, hier à Conflans-Sainte-Honorine, faisant suite à l'attaque islamiste perpétuée sur cet homme de 47 ans dont le dévouement, dans l'exercice de sa mission d'enseignement aux plus jeunes des valeurs fondatrices de notre république laïque, était sans faille et ô combien courageux. Mes pensées vont d'abord à sa famille, à son entourage le plus proche mais également à l'ensemble de ces amis et professeurs du collège du Bois d'Aulne.

Les tentatives répétées de l’islam radical de vouloir semer la terreur dans la population et de déstabiliser l’unité de la Nation réunie autour de notre devise républicaine, nous oblige à soutenir Emmanuel Macron et son gouvernement dans toutes les actions qu'ils entreprendront pour lutter contre une partie décérébrée de l'islam. Mais l'urgence de la situation implique aussi que l'action se substitue aux mots Monsieur le Président. Cette exigence de réaction de la République pour faire face à cette guerre qui nous a été déclarée, nombre de mes compatriotes l'attendent.

Il apparait à l'aune des événements d'hier, qu'un certain nombre de personnes avaient critiqué publiquement l'enseignement laïc de ce professeur, participant ainsi dans les jours précédents au climat de défiance et de remise en cause des programmes de l’éducation nationale et de stigmatisation de cet enseignant. De manière plus générale ces revendications émanent le plus souvent de nos concitoyens de confession musulmane et dans la majorité des cas il ne sont pourtant pas des islamistes radicaux, mais ces revendications doivent cesser. Tout comme le catholicisme et le judaïsme dans le passé, l'islam devra accepter d’être de France en se pliant aux valeurs républicaines de notre démocratie.

Il semble que le Président de la République ait dernièrement enfin pris conscience de l'ampleur du danger que représente pour l’unité de la nation cette pieuvre islamique qui gangrène lentement toutes les strates de notre société et du défi qu'elle a lancé à l’État français, c'est à dire à nous tous.

Au regard des circonstances particulières qui entourent l’assassinat immonde de ce professeur, je parle bien sûr du procès en cours des attentats de "Charlie Hebdo", de toute la symbolique évidente recherchée par le terroriste en s’attaquant à l’éducation de nos enfants, je souhaiterais que le projet de loi sur le "séparatisme"qui devrait finalement s'intituler « projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains », fasse l'objet d'un véritable débat à l’Assemblée et qu'il intègre les sujets transversaux liés à la sécurité nationale de notre pays comme ceux de la justice et de l'immigration . Car enfin, quelle que soit notre position sur l’échiquier politique, l’émergence de l’extrémisme islamique est aussi en lien avec le nombre, la provenance et l'appartenance religieuse des immigrés que nous recevons. Mais pas seulement, j'en suis conscient.

De mon point de vue c'est également le "séparatisme social" ou la misère sociale (vous l’appellerez comme vous voulez) que nous laissons se développer partout sur notre territoire - qui correspond d'ailleurs souvent à cette impossibilité que nous avons à traiter décemment les personnes déjà présentes sur notre territoire et à fortiori le flux de nouveaux arrivants - qui mine le processus d'assimilation à notre société et forme le terreau de la haine et de l'islamisme radical. 

La machine républicaine s'est enrayée. Si nous voulons la sauver il nous faut mettre tous les sujets sur la table et ne plus perdre de temps.

 

 

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